Deux organisations de producteurs de cinéma ont jugé préoccupant l'état de la production cinématographique française au vu des chiffres 2009 publiés par le Centre national du cinéma.
Contrairement au CNC qui a estimé cette production satisfaisante, l'Association des producteurs de cinéma (APC) et le Syndicat des producteurs indépendants (SPI) ont exprimé leur "vive inquiétude".
Ils pointent ainsi une "baisse sévère de l'activité de production, une chute du montant global des investissements et une paupérisation constatée sur l'exercice d'une grande partie de la production, ce qui nuit à tous les intervenants de la filière".
Car après une année 2008 "très atypique", la production n'a fait que "retrouver le rythme soutenu des années 2006-2007", selon le CNC.
L'APC et le SPI pointent, eux, des investissements en chute de quelque 30%, soit près de 400 millions d'euros, depuis 2008 pour atteindre leur "plus bas niveau depuis 2004". Et la part dédiée à la production d'oeuvres d'initiative française est tombée sous la barre du milliard d'euros.
Les producteurs ont jugé "particulièrement inquiétante" la chute du budget moyen des films de plus de 25% par rapport à celui de 2008, et ont vu dans la baisse du nombre de jours de tournage de 7% une "illustration supplémentaire de la crise que traverse le secteur".
L'APC et le SPI s'inquiètent enfin de "perspectives qui se dégradent pour l'année 2010" et demandent aux pouvoirs publics d'organiser "une réunion d'urgence sur la situation de la production cinématographique".
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